Du terrain au Palais des Sports

Le basket, un sport tout-terrain. S’il est conçu par James Naismith pour être pratiqué en intérieur, le basket trouve très vite ses aises hors les murs.Des Jeux Interalliés, disputés en 1919 dans le bois de Vincennes, aux premières finales de championnat de France organisées aux Arènes de Lutèce, puis sur le court central de Roland-Garros, nombreux sont les exemples illustrant cette tendance. Il en sera de même dans notre région. Au cœur du cloître de l’abbaye de Bourgueil, dans les années 20, ou dans une cour d’école, comme celle de Manchecourt, dans le Loiret, en passant par le Parc des Sports de Châteauroux, le basket se contente de peu : un ou deux paniers que l’on retire une fois la partie terminée, de la terre battue, des lignes parfois approximatives tracées à la chaux. Ne manque plus qu’un ballon, et le tour est joué, peu importent les conditions météo ! Du mâchefer au PalaisUn inventaire fédéral liste en 1953 le nombre de salles permettant la pratique réglementaire du basket. Bourges, Orléans, Issoudun, Blois et Chartres, sont les seules communes à disposer d’un espace couvert homologué. Tours fait office de parent pauvre, les joueurs de l’ASPO évoluant au sein de l’élite sur leur modeste terrain du Sanitas, parfois au milieu des flaques d’eau. Le Palais des Sports, avec ses 4500 places, est inauguré en 1956. Il préfigure, avec la salle du Comité d’Eure-et-Loir de Chartres et le Palais des Sports de Blois, édifiés quelques années auparavant, l’ère des salles entièrement dédiées à la pratique sportive, là où la Halle aux Grains de Blois ou la Salle des Fêtes d’Orléans représentaient des espaces dont l’usage initial avait été détourné. Vers un nouveau modèle ?Inauguré en 1969, le Prado accompagne la montée en puissance du CJM Bourges. Sa métamorphose est à l’image de celle du club, qui atteint le toit de l’Europe à la fin des années 90. Sa capacité initiale, modeste, passe à 3000, puis à plus de 5000 places en 2015, ce qui fait alors de lui la plus grande salle de basket de la région. Il est désormais supplanté par le CO’Met d’Orléans, opérationnel depuis 2023, dont la capacité (9500 places) et les équipements propulsent la région Centre-Val de Loire dans une nouvelle dimension, celle des « arenas ».